English (United Kingdom)French (Fr)

Armand GUY

C'est en 1890 qu’Armand GUY s’installe rue des Lavaux pour y exercer sa profession, après avoir appris son métier auprès des plus prestigieux maîtres distillateurs d’Absinthe de Pontarlier, notamment chez VICHET.

L’implantation de notre distillerie n’est pas due à un quelconque hasard, mais à une source souterraine qui servit pour les fabrications jusqu'à l’avènement de l’eau courante. La proximité du camp militaire des Pareuses avec la valse incessante des militaires de tous horizons, venant apprendre l’artillerie lourde, fut aussi un facteur déclenchant, tout particulièrement pour faire découvrir en France et dans les colonies l’Absinthe Armand GUY.

Armand GUY a alors 20 ans, il connaîtra les années glorieuses de l’Absinthe et du formidable boom économique que celle-ci imprima sur Pontarlier. A l’époque, notre bonne ville ne comptait pas moins de 23 distilleries, 150 débits de boissons pour une population de 10 000 habitants dont près de 3 000 personnes employées dans la culture et la fabrication de l’Absinthe.


Fils d’Armand GUY, Georges (1896) rejoindra son père peu après 1914, après avoir servi dans une guerre qui débuta avec la loi interdisant l’Absinthe.

Toutefois, ayant gravité dans l’entreprise familiale auprès de son père depuis l’âge de 13 ans, il aura eu tout le loisir d’acquérir les fines tactiques de distillation de l’Absinthe. C’est d’ailleurs ce même savoir-faire qu’il imprima sur la fabrication du Pontarlier-Anis dès 1921.

Le laps de temps entre l’interdiction de l’Absinthe et le renouveau des apéritifs à l’anis servira à l’élaboration de toutes sortes de liqueurs et à peaufiner la fabrication de la traditionnelle liqueur Pontissalienne, le Vrai Sapin (qui deviendra Vert Sapin).
On fabrique alors des spiritueux avec  toute la gamme des plantes et des fruits, ainsi retrouve-t-on dans le grimoire familial les formules utilisées pour l’arquebuse, l’angélique, la liqueur de pucelle et les esprits d’andaye, de chartreuse, de cannelle, de curaçao, d’antziq, etc… mais aussi l’élixir national à 80% vol.

Que de recherches et de passion pour acquérir le savoir et les connaissances nécessaires à l’élaboration de cette myriade de spiritueux nouveaux que voit naître l’après-guerre. 
C’est le savoir-faire que Georges apprendra à son fils Pierre (1931), lequel développera considérablement l’entreprise en la modernisant sans pour autant en perdre l’âme et les techniques ancestrales.

« J’ai baigné dès mes premiers pas dans les odeurs des alambics fumants que l’on retourne pour les vider, l’alchimie du cuivre chauffé transcendant le fruit par la distillation m’est arrivée à point nommé, j’en ai fait un métier, ça reste une passion »

C’est ainsi que la 4ème génération, François (1964), explique son arrivée auprès de son père Pierre. Il aura à cœur de ressusciter l’Absinthe de son arrière-grand-père afin d’en faire découvrir les fins arômes et son infinie saveur à ses contemporains.

Ces quelques lignes reflètent la vie de notre entreprise au travers de ses dirigeants successifs, mais l’Histoire, qui s’est faite et transmise en même temps que les recettes secrètes, demanderait un livre.

Georges GUY

L'historique de l'absinthe